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L'eau, les espaces naturels et les milieux aquatiques

La communauté d'agglomération du Pays de l'Or a regroupé sous ce pôle d’activité un ensemble de compétences et services ayant pour dénominateur commun le cycle de l’eau :
•    L’alimentation en eau potable
•    L’assainissement des eaux usées
•    L’évacuation et le traitement des eaux pluviales
•    Le suivi des eaux de baignade
•    La gestion des espaces naturels, et en particulier des zones humides en périphérie de l’étang de l’Or
•    Et enfin des actions diverses en faveur de la qualité des eaux
Ce pôle embrasse donc bien des usages quotidiens et enjeux environnementaux liés à l’eau et favorise ainsi une action publique cohérente et plus efficace.

L’eau potable

Un peu d’histoire

La production et la distribution publique d’eau potable sont à l’origine du premier établissement de coopération intercommunal créé en 1947, à l’initiative des communes de Mauguio-Carnon et de Pérols.
A l’époque et jusqu’à la fin des années 60, cet établissement avait pour rôle l’alimentation en eau de la commune de Pérols, du nouvel aérodrome de Fréjorques créé pendant la guerre, et de la station balnéaire de Carnon qui commençait son essor. L’alimentation s’effectuait à partir des puits et forages publics situés à Vauguières. Les autres secteurs du territoire étaient quant à eux alimentés soit à partir de puits et forages communaux pour les quartiers les plus denses, soit à partir de puits et forages privés.
Le milieu des années 60 a marqué un tournant décisif avec la création de la station balnéaire de La Grande Motte, et d’une manière générale l’ouverture de la zone littorale au tourisme.
Les essais de pompage ont vite montré la capacité insuffisante de la nappe pour faire face aux nouveaux besoins générés par l’urbanisation croissante. Une usine de potabilisation de l’eau brute a dès lors été créée pour traiter l’eau véhiculée par le canal BRL. Cette usine a subi depuis le début des années 70 de nombreuses extensions et améliorations. Elle constitue à présent la principale unité de production d’eau potable du territoire.


L’origine de l’eau distribuée au robinet

Les abonnés de la communauté de communes sont alimentés à partir d’eaux provenant de deux origines différentes :

  • Le canal du Bas Rhône qui fournit environ 75 % des volumes prélevés.
  • La nappe du Villafranchien (appelée également nappe de Mauguio-Lunel), par l’intermédiaire de 10 forages disséminés dans toute la plaine. Ces eaux brutes sont rendues potables par plusieurs unités de traitement dont la principale est située à Vauguières le Bas.

En cas de nécessité, deux interconnections de secours avec les réseaux d’eau potable des collectivités voisines peuvent également être rendues opérationnelles, l’une avec la communauté d’agglomération de Montpellier et l’autre avec la communauté de communes « Terres de Camargues ».
Les eaux fournies par le canal du Bas Rhône et les quatre forages situés à l’ouest de Mauguio sont traitées dans l'unité de Vauguières le Bas. Cette station d’une capacité de production de 680 litres par seconde soit environ 49.000 m3 par jour, permet de répondre aux besoins de la population permanente mais également aux besoins saisonniers importants générés par l'afflux de la population estivale notamment à La Grande Motte, à Carnon et à Palavas les Flots. En 2009, l'usine de Vauguières a distribué près de 6,66 millions de m3.
Cette usine est le point de départ principal de l’ensemble du réseau d’adduction d’eau potable couvrant le territoire communautaire.
La pression d’alimentation en tête du réseau est stabilisée grâce à la cheminée d’équilibre de Boirargues qui permet également l'interconnexion avec le réseau de Montpellier et participe à la fourniture annuelle de plus de 2,7 millions de m3 d'eau traitée aux communes de Lattes et de Pérols .
Le réseau d’adduction comprend ensuite deux antennes principales, la première et la plus ancienne desservant le littoral, la seconde alimentant les communes de la plaine melgorienne.
L’antenne littorale s’étend jusqu’à la commune de La Grande Motte, dont la consommation en période estivale absorbe à elle seule près de 40 % de la production d'eau de l'unité de Vauguières. L'eau distribuée est constituée à 85 % d’eau provenant du canal du Bas Rhône.
La seconde antenne dessert l’agglomération de Mauguio et les communes de Candillargues, Lansargues, Mudaison et Valergues. Ces cinq communes sont alimentées à la fois par la station de Vauguières et par des forages locaux.
L’ensemble de ces ouvrages est exploité par une société fermière, la Saur.
Pour la commune de Saint Aunès, la communauté de communes est adhérente au syndicat intercommunal d’adduction en eau potable du Salaison qui lui fournit une eau produite à partir de la source du Lez, du canal BRL et d’un forage situé sur Le Cres. L’exploitant des réseaux sur Saint Aunès est la société Véolia.

Quelques ordres de grandeur :

  • 300 km de réseau
  • 41 000 clients
  • 17 000 branchements eau potable
  • 7 000 000 m3 facturés, et 4 200 000 m3 hors vente en gros à Lattes et Pérols
  • jour de pointe sur l’usine de Vauguières : plus de 30 000 m3, 41 405 m3 lors de la canicule de 2003
  • un rendement global de distribution (ratio entre la production et la distribution au robinet) supérieur à 85 %
  • un très bon taux de conformité

Quelques ouvrages d’eau potable de la communauté d'agglomération du Pays de l'Or

Station de traitement des eaux de Vauguières

Vauguières

Cheminée d’équilibre de Boirargues

cheminée Boirargues

Réservoirs de 10 000 m3 à la grande Motte

Réservoirs La Grande-Motte

L’assainissement collectif

Un peu d’histoire

La compétence d’assainissement collectif des eaux usées a été prise par l’intercommunalité en 1971 lors de la création du sivom de l’étang de l’Or (dissous depuis fin 2010 au profit de la communauté de communes du Pays de l’Or).
Les premières stations d’épuration du territoire commençaient à peine à éclore depuis la fin des années 60.
Quelques grands bouleversements sont intervenus au début des années 2000, suite à la création de la communauté d’agglomération de Montpellier.
La compétence assainissement relative aux communes de La Grande Motte, Mauguio et Pérols a ainsi été transférée à la communauté d’agglomération de Montpellier à compter du 1er août 2001 pour Pérols et du 1er janvier 2002 pour les deux autres communes.
L’établissement public a recouvré début 2004 cette compétence sur les communes de La Grande Motte et de Mauguio, mais pas sur Pérols qui est resté dans le périmètre de l’agglomération montpelliéraine.
Le territoire d’intervention intercommunale s’est étendu en 2005 aux communes de Palavas les Flots et de Valergues, et à Saint Aunès en 2011.

Le service

Le service est délégué pour son exploitation à une société fermière, la Saur sur la plupart des communes et Véolia sur saint Aunès. Il a pour mission la collecte et le traitement des eaux usées des zones urbaines des sept communes.
L’assainissement collectif s’articule autour de huit systèmes d’assainissement, c’est à dire huit réseaux de collecte et stations d’épuration distincts :

  • Candillargues
  • La Grande Motte
  • Lansargues
  • Mauguio ville
  • Mauguio secteur Carnon : la station d’épuration dite de Carnon-Pérols reçoit les effluents collectés sur Carnon, Pérols et la zone de l’aéroport
  • Mudaison
  • Palavas les Flots : raccordé à la station d’épuration de la communauté d’agglomération de Montpellier depuis 2009
  • Saint Aunès : raccordé à la station d’épuration de la communauté d’agglomération de Montpellier depuis 2011

 

Toutes les stations d’épuration ont été dernièrement renouvelées ou sont en travaux.
Elles ont pour fil directeur le recours à des process éprouvés mais très poussés afin d’obtenir de rendements épuratoires particulièrement élevés en azote et phosphore, et ainsi répondre à l’enjeu de reconquête de la qualité de l’eau de l’étang de l’Or.
Elles ont également en commun le recours à des solutions s’inscrivant dans une véritable logique de Développement Durable adoptée et mise en oeuvre depuis plusieurs années, et parmi lesquelles figurent :

  • des techniques de traitement extrêmement performantes, de type filtration membranaire, garantissant une eau traitée de type qualité eau de baignade et permettant dès lors sa réutilisation pour divers usages, tels que l’arrosage des espaces verts et du golf.

Ces techniques de pointe sont mises en œuvre sur les stations littorales, mais aussi de manière plus simple sur des stations de plus petite taille. Ainsi, la station de Candillargues dispose depuis 2 ans d’un réseau enterré d’irrigation de ses espaces verts.
L’objectif poursuivi est de réserver l’eau potable aux usages qui en nécessitent réellement, et de lui substituer une eau traitée pour les autres utilisations.

  • des bassins tampons en sortie de station servant de zones de transition environnementale avant le rejet dans le milieu récepteur, et un surdimensionnement des ouvrages pour traiter les excédents par temps de pluie.

Ces ouvrages permettent à la fois d’offrir une sécurité complémentaire sur les systèmes de traitement et d’assurer un supplément d’épuration toujours bénéfique pour le milieu récepteur mais aussi pour ses usages, notamment de baignade sur la côte.

  • Une réutilisation des eaux traitées pour des enjeux environnementaux

La station d’épuration de Mauguio rejette par exemple une partie de ses eaux en sortie de zone de transition environnementale dans un marais d’une dizaine d’hectares.
L’objectif consiste dans la reconstitution d’une zone humide de roselière, telle qu’elle existait avant les années 60 et la chenalisation des cours d’eau sur le bassin versant.
L’eau traitée par la station constituée d’eau douce très fortement épurée acquiert ainsi une véritable valeur ajoutée pour le milieu récepteur en compensant les effets secondaires de l’endiguement des cours d’eau.
Ce projet mis en œuvre depuis plus de deux ans fait l’objet de deux suivis scientifiques, dont l’un est réalisé en commun avec le Symbo au titre d’un programme européen Life Lag Nature afin de servir de retour d’expérience et d’exemple

  • et enfin, une conception des ouvrages respectueuse de l’environnement tant par la maîtrise des dépenses énergétiques (épaisseur des isolants, puits canadiens et provençaux, pompes à chaleur, panneaux solaires, ventilation double flux…) que par un recours privilégié à des matériaux naturels : laine de bois, chanvre,….

Ces conceptions font évidemment appels aux référentiels en vigueur : HQE, BBC effinergie, éco-contruction…

Quelques ordres de grandeur :
- 240 km de réseau
- 75 postes de refoulement
- 41 000 clients
- 17 000 branchements assainissement
- 3 500 000 m3 facturés


L’assainissement non collectif

Obligatoire depuis le 1er janvier 2006, le service public d’assainissement non collectif (SPANC) assure plusieurs missions :

  • Le diagnostic de l’état des installations existantes
  • la vérification de la conception et de la bonne réalisation des travaux de réalisation ou de réhabilitation des dispositifs autonomes
  • le contrôle du bon fonctionnement de chaque installation

Au-delà de ces missions réglementaires, le service veille à assurer également un rôle de conseil auprès de chaque usager pour la conception de son installation et pour son bon fonctionnement.
 

L’assainissement pluvial

L’assainissement pluvial correspond à la collecte et à l’évacuation des eaux pluviales en zone urbaine et au traitement de ces eaux lorsqu’elles sont polluées. Il traite donc des pluies fréquentes à relativement peu courantes (de l’ordre d’une période de retour décennale) mais ne concerne la lutte contre les inondations générées par les crues des cours d’eau.

La communauté de communes assure pour le compte des communes une assistance technique pour l’entretien et la conception des projets d’assainissement pluvial (assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre).
Elle assure également l’établissement des schémas directeurs pluviaux et des zonages réglementaires qui y sont associés.
Mise en place et entretien des poteaux d’incendie
La protection incendie est d’une manière générale du ressort des communes. Elle est le plus fréquemment assurée par l’intermédiaire de poteaux d’incendie raccordés au réseau d’eau potable lorsque ce dernier est présent.
En complément de sa compétence d’alimentation en eau potable, la communauté d'agglomération du Pays de l’Or assure pour le compte des communes des prestations de mise en place et d’entretien des poteaux d’incendie.
Suivi des eaux de baignade
La communauté de communes réalise depuis 2007 un suivi de la qualité des eaux de baignade en période estivale, avec un double objectif :

  1. collecter les données nécessaires à l’établissement d’une étude réglementaire intitulée « profils des eaux de baignade » et résultant de la directive européenne 2006/7/CE
  2. réaliser un suivi régulier complémentaire à celui effectué par les services de l’Etat

La définition des profils d’eau de baignade a été finalisée durant l’hiver 2010. Elle s’est appuyée sur l’ensemble des analyses microbiologiques réalisées par l’Etat et la CCPO ces dernières années, ainsi que sur une modélisation des courants marins.
Cette étude rend compte d’une grande majorité de plages présentant une eau de baignade de bonne à excellente qualité, et présentant une faible vulnérabilité aux pollutions. Certains sites peuvent néanmoins être soumis à des contaminations, résultant soit de sources sporadiques ou accidentelles (rejet de baigneurs ou de bateau), et de fait imprévisibles, soit de sources ayant un lien de causalité avec des conditions climatiques particulières telles que des crues du Lez ou des épisodes pluvieux significatifs, situations toutefois rares en période estivale.
Des panneaux ont été positionnés en entrée de plage pour en informer le public. (téléchargement à voir)
Enfin, le service maintient un suivi des eaux de baignade complémentaire à celui de l’Agence Régional de Santé afin d’assurer une vigilance complémentaire au bénéfice des usagers.
La gestion des espaces naturels et des zones humides
La communauté de communes intervient depuis quelques années dans la gestion d’espaces naturels à fort enjeu environnemental, et en particulier de zones humides situées sur le pourtour de l’étang de l’Or.
Le service, qui comprend un garde du littoral assermenté, assure ainsi la gestion des terrains appartenant aux communes et au Conservatoire du Littoral (près de 800 ha) à travers diverses actions : gestion des ouvrages hydrauliques, réouverture de milieux fermés, déboisement, suivi faunistique et floristique, surveillance des sites, information du public et police de l’environnement pour assurer un respect des périodes de nidification, éviter le braconnage et toute autre forme de dégradation de ces espaces naturels sensibles

 

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